À PROPOS
Aujourd’hui encore, la cour d’assises ou le tribunal correctionnel sont d’abord des lieux d’enseignement et de réflexion. Un jugement est toujours un moment d’un processus historique, autant qu’il étudie une situation factuelle : les mêmes faits peuvent, à deux époques données, ne pas être évaluées de même manière, ils peuvent même parfois être ou n’être pas un crime. Pour tout procès de nos contemporains, la perspective historique est toujours nécessaire. C’est au tamis de cette réflexion qu’une bonne justice pourra être rendue.
ACTIVITÉS
Afin de remplir sa vocation favoriser la connaissance du monde pénal ancien, par principe entre le Vème et le XVème siècle, la Société d’Histoire Pénale Ancienne utilise divers moyens, parmi lesquels
Le prix de la Société d’Histoire Pénale Ancienne
Récompensant une thèse de doctorat ou un mémoire d’habilitation à diriger les recherches (HDR), il est décerné sur une base annuelle par le Comité Scientifique de la Société.
Les cafés historiques
Dans le contexte plus informel d’un café, la Société organise la diffusion publique du savoir par l’invitation d’un spécialiste du sujet abordé.
Les journées d'étude
Organisées sur une base bisannuelle par la Société, elles permettent d’établir des actes destinés à approfondir des thèmes particuliers situés dans le champ d’investigation de la Société.
CONSEIL SCIENTIFIQUE
Grégoire Etrillard
Il a enseigné à Sciences Po Paris pendant près de 14 ans, où il siégeait dans plusieurs instances représentatives, et a reçu le Prix du Juriste HEC 2020.
Il a fondé et préside la Société d’Histoire Pénale Ancienne.
Bruno Dumézil
d’histoire, il soutient en 2003 une thèse sur la conversion et la liberté dans les royaumes
barbares. Il débute sa carrière comme maître de conférences à l’université Paris Ouest
Nanterre, où il obtient son habilitation à diriger des recherches en histoire médiévale. Membre
de l’Institut universitaire de France, il enseigne également à l’École Polytechnique.
Claude Gauvard
Agrégée d’histoire, elle soutient en 1989 une thèse primée sur le crime et la société à la fin du Moyen Âge. Elle enseigne d’abord à l’Université de Reims, puis occupe une chaire à la Sorbonne de 1992 à 2009.
Directrice de l’école doctorale d’histoire de 1998 à 2005, elle est aussi membre senior de l’Institut Universitaire de France (1997–2007). Elle préside plusieurs sociétés savantes,
dont en 2009 la Société de l’histoire de France, et publie de nombreux ouvrages, parmi lesquels Condamner à mort au Moyen Âge (2018) et Jeanne d’Arc, héroïne diffamée et martyre (2022).
François Bougard
Christophe Jamin
Ancien avocat au barreau de Paris et secrétaire de la Conférence du stage, il a enseigné également à l’Université McGill, Paris 1 et Lille 2, où il fonde le Centre René-Demogue, qu’il dirige de 1994 à 2005.
Il est directeur scientifique du Centre d’études et de recherches des avocats au Conseil national des barreaux de 2007 à 2012.
Membre de la Commission supérieure de codification de 2008 à 2018, il siège depuis 2023 au conseil d’administration de l’École nationale de la magistrature. Ses travaux portent notamment sur l’enseignement du droit et l’histoire de la pensée juridique.
ÉVÉNEMENTS
ConFÉrence : Ganelon est-il un traître ?
Conférence de Michel Zink et Grégoire Etrillard : « Ganelon est-il un traître ? »
Jeudi 15 janvier 2026 à 20h00 — Maison du Barreau de Paris
Organisée par le Palais littéraire et musical.
Depuis la Chanson de Roland, Ganelon est considéré comme l’archétype du traître. Pourtant le vieux poème, dans sa plus ancienne et plus célèbre version, en trace un portrait complexe. Au regard du droit féodal, Ganelon est si fondé à soutenir que la vengeance personnelle qu’il a tirée de Roland n’était en rien une trahison de son empereur que Charlemagne ne parvient pas à le faire condamner et que seul le jugement de Dieu fera apparaître sa culpabilité. L’occasion de réfléchir sur les conceptions du temps de la justice, du procès et du souverain : que condamne le poème lorsque Ganelon est condamné ?
Michel Zink, né en 1945, a été professeur à la Sorbonne, puis au Collège de France, où il a occupé de 1994 à 2016 la chaire de Littératures de la France médiévale. Il a enseigné dans de nombreuses universités européennes, américaines et asiatiques. Membre depuis 2000 et secrétaire perpétuel de 2011 à 2022 de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, il a été élu en 2017 à l’Académie française. Outre ses ouvrages sur la littérature du Moyen Âge, il est aussi l’auteur de romans et d’essais.
Prix 2026 de la Société d’Histoire Pénale Ancienne
Le prix 2026 de la Société d’histoire pénale ancienne récompensera une thèse de doctorat ou un mémoire d’habilitation à diriger les recherches (HDR) favorisant la connaissance du monde pénal ancien, par principe entre le Vème et le XVème siècle.
Premier prix doté de 3 000 €, remis à l’été 2026
- Date limite de remise des mémoires : 31 janvier 2026
- Sont éligible les thèses ou mémoires HDR soutenus du 31 janvier 2023 au 31 janvier 2026
- Dossier :
- CV
- Synthèse d’une page
- Texte du mémoire ou de la thèse
- Rapport de soutenance
- Tout autre document pertinent